Capestang est une commune française située dans le département de l’Hérault et la région Occitanie.

La région de Capestang a été occupée depuis le paléolithique, villas romaines, voie domitienne, tombes wisigothiques.

Au moyen Age, les salines de l’étang, la pêche, l’agriculture font la fortune du territoire. A partir du XIIe siècle, le bourg, entouré de remparts se dote d’une fière collégiale et d’un château, résidence secondaire de l’archevêque de Narbonne. Les fièvres des XVII ème et XVIII ème siècles, transforment ce lieu en « village tombeau ». Comme un peu partout en Europe, la région a été frappée par la Peste Noire à compter de 1348, qui a cessé, mais a ressurgi, notamment en 1361 appelée la peste dite des enfants. La population a été considérablement amoindrie et avec ce déclin, celui de l’économe. Comme les malheurs n’arrivent jamais seuls, lorsqu’on manque d’eau, parfois, il en arrive trop d’un coup ! Au début du petit âge glaciaire, l’Aude inonde la région de Capestang de 1306 à 1345. Toutes ces catastrophes aggravent la situation du pays et les richesses salines perdent peu à peu leur vitalité. On peut lire sur un ouvrage de Max Derruau intitulé : Un « village-tombeau » dans le Bas-Languedoc : Capestang (1953)  « Village où régnait autrefois une forte surmortalité. Les vides démographiques étaient comblés par une immigration, permanentedu XVIIè au XXè siècle, en provenance de régions situées plus à l’Ouest. Une immigration d’Espagnols et d’Andorrans s’y est ajoutée depuis la fin du XIXè siècle. Depuis une vingtaine d’années, la situation se renverse. On quitte Capestang à destination des villes du vignoble bas-languedocien. »
Bien qu’il semble que les malheurs aient continué longtemps après, et même jusqu’au XXème siècle, il était temps, au XVIIème siècle, que le Canal du Midi arrive pour dynamiser le pays !
Grâce au Canal du Midi puis au chemin de fer, la vigne triomphe et connaît son âge d’or à la fin du XIXème siècle.

Capestang, sur la section de Trèbes à Béziers

Cette portion a été creusée la dernière. Capestang se trouve sur la section de la « grande retenue », un bief d’une longueur exceptionnelle (53,5 km) entre Argens dans l’Aude, et Fonsérannes (Béziers) dans l’Hérault. Riquet fait passer le Canal sur le talus au Nord de Capestang, un parcours qui permet d’éviter la Basse Plaine de l’Aude inondable du Sud, occupée par l’étang. Cette dernière section pose quelques problèmes techniques comme le franchissement du Répudre sur lequel Riquet construit un oint-canal, premier ouvrage de ce genre. La barre rocheuse d’Ensérune au Malpas, forme un obstacle conséquent. De même la dénivellation des coteaux de l’Orb, constitue une autre difficulté. Contre l’avis général, Riquet choisit de creuser un tunnel pour franchir le Malpas : un exploit technique réalisé en 1679, premier ouvrage du genre sur le canal. Pour la descente sur l’Orb, l’échelle de Fonsérannes, avec ses huit écluses, permet au canal de rejoindre le lit du fleuve.

Sur Capestang, divers ouvrages sont construits, dont les Epanchoirs, terminés en 1682. Le canal comporte de nombreux défauts causés par l’écoulement de nombreux ruisseaux et des fortes intempéries. La brèche réparée en 1740 sur Capestang est renouvelée en 1766 au niveau de l’aqueduc (sur 36 m de long, sur la hauteur de 14 m), fût fermée en maçonnerie, soutenu par quatre contreforts. Le Pont de Saïsse (oeuvre de Colin et Launay 1688-1689, bâtit en Pierre) et le Pont de Piétat (remplacé par un Pont treillis au XIXe s) ont complété l’ouvrage. Le Pont de Malviès est reconstruit en 1960, et le Pont de Trézilles (démoli vers 1967 et remplacé par un pont bêton).

Riquet ne verra jamais la réalisation complète de son œuvre, terminée.

Pour maintenir les berges , sur le territoire de Capestang, il a été planté des platanes (42 000 sur toute la longueur du Canal du Midi), aujourd’hui atteints du Chancre coloré et enlevés petit à petit depuis 2012.

Les premières plantations de Micocouliers en 2014 s’est faite entre les Epanchoirs et le Pont de fer. Une future plantation s’effectuera en 2016 entre le Pont de Fer et le Pont de Pierre.